Truculence!

img_4462

Julia Wertz c’est ma dernière découverte dans l’univers du roman graphique. Et cette découverte je la dois à une amie qui, comme cette auteure américaine, me fait rire par ses réparties, le regard qu’elle porte sur notre quotidien et l’absurdité de certaines situations.

Julia Wertz donc c’est de l’autobiographie en un concentré de planches qu’elle traverse, petit bout de femme dynamité. Je pourrais écrire comment elle a débuté par des strips en ligne sur le quotidien, son quotidien juste pour rire puis comment succès faisant ils ont été publiés sous deux volumes The Fat Party, « La fête du prout », le ton était alors donné. Je pourrais poursuivre en évoquant notamment la découverte de sa maladie auto-immune, un lupus systémique qui a donné un nouveau sens à son envie de se raconter, L’Attente infinie, ou son alcoolisme fil rouge de Drinking at the Movies (Whiskey and New York dans sa traduction française. Vous dire également qu’elle nous entraîne dans son sillage de San Francisco à New-York écumant avec elle plusieurs bars ou restaurants. Et beaucoup d’autres choses encore sur elle puisque c’est elle qu’elle raconte dans les deux romans graphiques que j’ai dévorés en attendant de les relire prochainement.

Mais tout ça est très bien écrit en cliquant sur le lien suivant : On en parle très bien ici.

J’emprunte alors les mots de Pauline Le Gall, ces mots que j’aurais aimé écrire :

« Julia Wertz se met en scène dans une version exagérée d’elle-même, toujours en colère contre l’humanité et prompte à la tirade acerbe. »

« Drinking At The Movies et L’Attente Infinie sont deux longs romans graphiques sur son alcoolisme et sur sa maladie, qui déroulent la même honnêteté brutale et les mêmes dialogues hilarants. « 

« Cette gamine est devenue l’une des dessinatrices les plus trash d’amérique. »

J’ai commencé par la lecture de L’Attente Infinie, gros coup de cœur donc, puis voilà trois semaines par Drinking at the movies qui vient juste d’être réédité en France. Nouveau coup de cœur en demi teinte toutefois. Demi teinte car sentiment parfois de répétition, de tourner en rond d’un job à l’autre, d’une vanne à l’autre. Demi teinte également car la présence du grand-frère est plus discrète et on sent derrière le poids de son addiction aux drogues. Peut être, probablement que la lecture trop rapprochée des deux romans graphiques a favorisé ce sentiment en demi teinte. Toutefois j’y ai retrouvé ce mélange audacieux, souvent hilarant et trash d’un regard sans concession sur le quotidien avec en toile de fond des préoccupations beaucoup plus graves.

Je ne peux résister au plaisir de terminer cet article par quelques photographies de ma lecture, photographies où il est question de chaton (j’adore), de carson McCullers (fan), de licorne ou encore de Juno.
img_4463

img_4464

img_4465

img_4466

img_4021

L’attente Infinie, Julia Wertz, L’Agrume

Wiskey & New York, Julia Wertz, L’Agrume.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s