Un poète est mort.

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Il a bercé mon enfance et adolescence. A accompagné mon passage à l’âge adulte et continue d’accompagner ces moments où je cherche à créer modestement des choses. Je me surprends souvent à fredonner ses mélodies et quelques bribes de paroles – c’est dans ces moments-là que je regrette de ne pas être plus à l’aise avec l’anglais pour percevoir encore davantage la force.

Ce matin alors que je checkais mes mails et mon instagram j’ai appris sa mort. Et décidément j’ai beaucoup de mal à accepter que je suis rendue à un âge où nombre de personnes inspirantes disparaissent, « la nature des choses », cette nature que je ne veux pas entendre et qui se rappelle de plus en plus souvent à moi… Allez, cet espace n’est pas le lieu de l’auto apitoiement alors haut les cœurs et petit voyage en neuf titres et trois temps forts de mon humble existence en compagnie du grand Monsieur Cohen. Monsieur Cohen c’est ça aussi une intemporalité!

Léonard Cohen, c’est quasiment toujours les poils des bras qui se hérissent lorsque je l’écoute et ce malgré une épilation de ces fameux poils, il y a alors le syndrome du « poil manquant »… C’est un tantinet triviales comme image et informations je vous l’accorde mais rien de tel qu’un peu de recul et de pseudo blague pour écrire cet article.

La période la plus intense dans mon écoute de Léonard Cohen coïncide avec mes années lycée et surtout mon année d’hypokhâgne. Période intense et encore fortement présente dans les sensations et souvenirs qui lui sont liés lorsque j’entends aujourd’hui les titres qui m’accompagnaient.  J’écoutais alors principalement Chelsea Hotel (1974), The Future et Closing Time (1992, l’année de mon bac), I’m your Man (1988) et Hallelujah (1984). Mon écoute de Cohen se mêlait alors à celle de Barbara, The Doors, The Rolling stones, les Red Hot Chilli Pepers, Brassens, Led Zeppling, les Beatles et du reggae.

Si je remonte plus loin il me semble que les titres qui m’ont le plus accompagnée sont Suzanne (1967), So long Marianne (1967), Chelsea Hotel (1974) Dance me to the end of love (1984) et The partisan (1969). Toutefois comme tous souvenirs et bien plus encore lorsque ceux-ci sont éloignés et chargés émotionnellement ils restent fragiles.

Troisième temps fort avec Léonard Cohen. Ça en jette écrit ainsi… Il s’agit de l’année de mon mariage, 2013. L’année où j’ai redécouvert l’album New Skin for the Old Ceremony (1974) et tombais en relation monomaniaque avec le titre Lover, lover, lover (1974). Mon amour a trouvé le vinyle, ce même été, au mois d’août 2013 alors que j’étais chez mon am[i]e-soeur à Lille. Et puis il avait aussi cette petite mélodie dans ma tête Suzanne, régulièrement en pensant à la petite dernière de Laure.

Ça va être sacrément musical là-haut!

 

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