Sylvie Plath, Dessins

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Sylvia Plath, je l’ai d’abord découverte lorsque j’étais juré pour le Prix Elle au cours de ma lecture du livre de Claude Pujade Renaude Les femmes du braconnier. J’avais alors été touchée par cette tragique histoire d’amour et surtout par cette destinée même si romancée. Ma découverte s’est ensuite prolongée par les échanges avec mon amie Valérie qui m’a parlé de la poétesse avant l’amoureuse et offert le roman Froidure de Kate Moses. Sylvia Plath a alors rejoint le panthéon de ces auteures américaines qui m’enrichissent, m’apaisent, me transportent par leur grâce, leur écriture, leur « sensible vérité » entre autres. Sylvia Plath a ainsi rejoint trois auteures découvertes au fil de mes déambulations littéraires avec Valérie – Joyce Carol Oates, Joyce Maynard et Laura Kasischke ou encore Carson Mccullers, Siri Hustvedt, Donna Tartt.

Voilà quinze jours, mes parents de passage à la maison me déposent les anciens numéros de Télérama afin que je les feuillette et découpe certains articles pour mes revues de presse personnelles. Imaginez donc ce sentiment de joie teinté voire peinturluré d’impatience lorsque je tombai sur l’article consacré à Sylvia Plath, double hommage réunissant le roman Froidure et une nouvelle publication Dessins réunissant des croquis de la poétesse, croquis rassemblés et préfacés par Frieda Hughes, fille de Sylvia Plath. Croquis réalisés entre 1955 et 1957, période où elle rencontra, épousa le poète Ted Hughes et partit en lune de miel à Paris et en Espagne avant de retourner un temps aux Etats-Unis.

Ainsi on entre dans cette nouvelle intimité par le volet anglais et une lettre adressée à Ted Hughes, un dimanche matin, un 7 octobre 1956. Puis on les accompagne en France où aux toits de Paris précède une nouvelle lettre de Sylvia Plath à sa mère « A la plus chérie des mères » le 25 août 1956. A la France succède l’Espagne et une nouvelle lettre à sa « Très chère maman », le 23 octobre 1956. Ce bel ouvrage à la couverture lie de vin s’achève avec les dessins des Etats-Unis et un extrait de Journal daté du mercredi 21 août 1957.

Plume et encre, un trait noir donc. Des dessins que je n’ai pas pu m’empêcher de lire avec un regard chargé de l’oeuvre et vie de Sylvia Plath. Des dessins où « [d]errière des lignes faussement assurées, noires, larges, chargées d’encre comme d’un sang épais, les dessins de Sylvia Plath dégagent la même sauvagerie et la même inquiétude que ses poèmes. » (extrait article Télérama signé M.L) Une oeuvre, des poèmes que je ne parviens pas à apprendre car les mots et sons m’étreignent au point que mon esprit, toujours, s’égare. Poèmes qui me font regretter de ne pas maîtriser l’anglais. Cet ouvrage offre une nouvelle entrée dans l’univers de cette poétesse.

« J’ai reçu de ces vaches un sentiment de paix, le don étrange de leurs regards pensifs, la merveille colossale de leurs jets de pisse et de merde. Je vais y retourner bientôt, remplir tout un cahier de dessins de vaches. » (p.12)

« […] je me sens, avec mes passions singulières et mes fureurs, devenir une gargouille que chacun va montrer du doigt. Une chose est certaine, je préfère ma solitude; j’évite les gens comme le poison; je ne veux tout simplement pas d’eux; je prends place à table et réponds aux innombrables questions des petites nouvelles; je me surprends à être drôle, à les faire rire en décrivant des gens&des événements, et je me demande comment je sais produire un tel effet aussi machinalement, presque sans émotion, me comporter comme quelqu’un de sain se comporte en général, sans être démasquée.« (p.13)

« Le dessin m’apporte un tel apaisement, plus que la prière, plus que la marche, plus que tout, écrit-elle à son mari Ted Hughes en 1956. Je peux m’absorber entière dans le trait que je trace, et je m’y perdre. »

Dessins, Sylvia Plath, éditions La Table ronde.

Voilà je suis prête à me plonger prochainement dans Froidure de Kate Moses qui m’attend depuis mon dernier séjour à Lille et – comme toute rencontre que je sais primordiale, importante – je l’appréhende un peu et souhaite lui accorder une place particulière.

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